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Restauration de la chapelle Sainte Jeanne d’ARC et du « Chemin de croix »
Chapelle Sainte Jeanne d’Arc : Intérieur en 2010 et Extérieur en 2008 (Survolez l’image avec la souris pour le découvrir).
Construite en 1937 pour desservir un camp de manœuvres, la chapelle Sainte Jeanne d’ARC est devenue, du fait de l’installation des Écoles Militaires à COËTQUIDAN, l’église paroissiale de la plus importante communauté militaire en métropole.

Il apparaissait de plus en plus qu’elle n’était plus adaptée à sa nouvelle, et souhaitons-le, définitive fonction. Il faut même dire qu’elle n’en était pas digne. L’indigence des lieux est rendue plus choquante depuis quelques années par le voisinage avec la cité-cadres toute neuve (construite de 1964 à 1967) et par les comparaisons que l’on peut faire avec la chapelle Saint PAUL, construite pour les élèves.

Des améliorations successives ont été réalisées par les différents aumôniers, avec l’aide du Commandement. Mais plutôt que de “replâtrer” chaque année un petit coin ; il semble que l’on ait intérêt à adopter un plan d’ensemble plus radical, apportant des changements assez visibles pour être satisfaisant.

Garanties pour l’avenir : Une étude sérieuse du bâtiment a été faite par le Chef de Bataillon OLLIVIER, Chef de l’Arrondissement des Travaux du Génie de COËTQUIDAN. Au terme de cette étude, on a conclu que le bâtiment était sain et solide, capable d’affronter les années ; et l’améliorer ne serait pas “mettre des pièces neuves à un vieil habit” risquant de craquer à tout instant.

Principe de la restauration : On ne touchera pas à l’extérieur, mais l’intérieur de l’église sera entièrement revêtu d’Héraclite (matériau qui procure une insonorisation à peu près parfaite), avec charpente apparente. Ainsi seront résolus le problème acoustique - par l’Héraclite - et le problème esthétique - par la charpente, qui viendra briser l’uniformité de ce long couloir.

Quand au problème de Pastorale Liturgique posé par la forme de l’église - quatre fois plus longue que large, quarante mètres sur onze -, c’est dire que les fidèles de la seconde moitié sont complètement coupés de l’action liturgique ; il serait résolu par le déplacement du chœur et de l’autel. Cette formule, qui rassemble tout le monde autour de l’autel a été essayée pendant deux mois, à la satisfaction quasi générale : 3/4 des voix “pour” lors de la consultation paroissiale.

Coût de l’opération : L’ensemble des travaux ; Démontage du clocheton, rendu nécessaire à cause des infiltrations qu’entraînaient ses fixations ; Remaniement de la couverture ; Construction d’un campanile en granit devant la chapelle ; Aménagement des entrées ; Pose de l’Héraclite et charpente ; Électricité et sonorisation ; Déplacement et aménagement de l’autel et du chœur ; Peinture des murs et du sol, est estimé le 10/01/1974, à la coquette somme de 380 000 francs.

Financement : Raisonnablement, la paroisse ne pouvait prendre à sa charge plus de 80 000 Francs. Cela a nécessité un emprunt sur 10 ans. Remboursement 9 000 Francs par an : ressources annuelles, environ 25 000 francs. Restaient à trouver 300 0000 Francs. Une aide de l’Armée ? Une souscription auprès de tous les Anciens, Familles et Élèves ?

Quelques années auparavant, M. Pierre MESSMER, alors Ministre des Armées avait donné à l’Arrondissement des Travaux du Génie de COËTQUIDAN, pour emploi au bénéfice de la chapelle Sainte Jeanne d’ARC, un crédit assez important.

Campanile de granit, devant la chapelle Sainte Jeanne d’Arc -->
Survolez l’image avec la souris pour voir la nouvelle statue de la Vierge

Nouvelle statue en granit
La statue en plâtre de Notre-Dame des 3 AVE MARIA, fortement dégradée par la pluie, a été remplacée début octobre 2013 par une Vierge en granit provenant du Prieuré de Dinard.

Ce crédit a été utilisé pour : la réfection de la toiture, l’achat d’une chaudière neuve et la réalisation de vitraux neufs. Cette dernière dépense était imposée par l’état de délabrement total des anciens vitraux - d’ailleurs sans valeur et sans beauté -.

Les nouveaux vitraux furent réalisés dans les ateliers du Maître Verrier Paul RAULT de la CHAPELLE des FOUGERETZ (35). Il fallait en outre, de toute urgence mettre la chapelle hors d’eau. Le reliquat des crédits du ministre couvrait à peu près la moitié du prix des vitraux. La paroisse a payé le reste. Il faut noter que tous ces travaux n’auront pas été inutiles, la restauration projetée ne remet en cause aucun d’entre eux. Bien au contraire, elle n’est possible que parce qu’ils ont préservé le gros oeuvre.

De même, les dépenses récemment effectuées, essentiellement pour l’ameublement du chœur et l’éclairage ne seront pas à refaire. Tout ce qui a été acheté retrouvera sa place. Y compris le bel Autel de granit, « récupéré » dans l’ancien oratoire des élèves.

Couverture financière : Emprunt de la paroisse, 80 000 F ; Le ministère de la défense, après intervention du Général de BOISSIEU alors Chef d’État-major de l’Armée de Terre, octroie un crédit de 105 000 F pour la première tranche de travaux. Crédit délégué au titre du chapitre 54-61 article 20, ligne 73-13-03 du budget 1974. Produit de la vente des salles de catéchisme et du terrain : 115 000 F. - Souscription nationale, en faveur de la restauration de la chapelle (auprès des familles et des anciens des écoles). Appel lancé conjointement par Monseigneur VANEL, Vicaire aux Armées ; le Général de BARRY, Commandant l’E.S.M. de Saint-Cyr et l’E.M.I.A., et les aumôniers de COËTQUIDAN.

Réalisation : Les travaux commencèrent effectivement fin 1974, pour s’achever au printemps 1975. Pour amoindrir leur coût, différents services du casernement des Écoles furent mis à contribution (électricité, menuiserie).

Quelques factures : Les deux éléments en granit taillé de la carrière de BRUSVILLY, destiné l’un au support du tabernacle, l’autre au pupitre, ont coûté 1 800 F (facture du 11/10/74) - Pour mémoire l’autel de granit, est celui de l’ancien oratoire des élèves -. Les 6 portiques en lamellé-collé en sapin du Nord, mis en place pour briser l’uniformité de ce long couloir qu’était la chapelle, ont coûté pose comprise : 54 864 F (facture du 28/11/74). Le carrelage en ‘tomette hexagone’ 5/5 rouge camaïeu, d’une surface totale de 351.28 m2 ; non prévu initialement, est revenu pose comprise à 28 477.73 F (facture en date du 26/12/1974). Peinture - vitrerie : 14 544.18 F (facture du 13/11/74). Fourniture d’une cloche « ALGERIE » type carillon accordée au 32e de ton sur le LA international, note DO Dièse. Ensemble complet pour 7 173.60 F (facture du 29/10/74).

Le Chemin de croix mis en place en 1974, lors de la restauration de la chapelle est une copie de celui de SAINT-MAIXENT. Il a été réalisé par un sculpteur vivant près de l’abbaye des bénédictins de SOLESMES, dans la SARTHE : M. Claude GRUER.

Le premier juin 1975, Monseigneur Gabriel VANEL, Vicaire aux Armées Françaises, en visite aux Écoles de COËTQUIDAN ; procède à la bénédiction de la chapelle rénovée. Cette cérémonie fut simple : 1 - Courte prière à l’autel ; 2 - Procession de l’Évêque bénissant les murs, pendant laquelle l’assemblée chante ; 3- Oraison finale à l’autel.


Stèle Saint MARTIN       (Septembre 2013)
Plaque gravée vissée sur le socle de la stèle Saint Martin

CETTE SCULPTURE A ETE COMMANDEE
PAR LE DIRECTEUR DU COMMISSARIAT DE L’ARMEE DE TERRE DE NANTES
POUR COMMEMORER LA RECONNAISSANCE OFFICIELLE
PAR LE PAPE JEAN PAUL II
DU CHOIX DE SAINT MARTIN
COMME SAINT PATRON DES PERSONNELS DU COMMISSARIAT
REALISEE PAR LE SCULPTEUR MAURICE DELAHAYE
BENITE PAR L'AUMONIER MILITAIRE LE PERE BRUNELLIERE
ELLE A ETE INAUGUREE LE 17 NOVEMBRE 1989
PAR LE GENERAL AUBERTIN
ET LE COMMISSAIRE GENERAL REVEL

Texte gravé sur la stèle --->
St MARTIN Patron des Personnels du Commissariat de l’armée de terre
Stèle Saint Martin
La stèle Saint MARTIN, Patron des Personnels du Commissariat de l’armée de terre, située côté Est de la chapelle Sainte Jeanne d’Arc, a été offerte à la paroisse militaire Bienheureux Charles de Foucauld en septembre 2013, par l’organe liquidateur de l’École d’Administration Militaire après sa dissolution, le samedi 20 juillet 2013.
Cette stèle provient de l’École Militaire Supérieure d’Administration et de Management (E.M.S.A.M.) de Montpellier. Placée initialement dans le hall d’entrée de l’E.A.M, au rez de chaussée, elle est arrivée en septembre 2010 en même temps que cette école. De même que l’imposant monument E.A.M. (voir page E.A.M. sur ce site), la stèle Saint MARTIN n’a pas pu être emportée à Salon de Provence (Base aérienne 701) nouveau lieu d’implantation de l’École des Commissaires des Armées (E.C.A.). La statue de Saint Martin en bois polychrome qui se trouvait à la chapelle Sainte d’Arc, a rejoint la chapelle Saint Paul.

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