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Charles de FOUCAULD  
Dernière photo du Père Charles de Foucauld
Dernière photographie du Père Charles de Foucauld
Parrainages : Promotion Saint-CYR N° 128   “1941 - 1942”
et Promotion E.O.R.  N° 003  “juin à septembre 1970”

Charles de FOUCAULD est né le 15 septembre 1858 dans une famille aristocratique de STRASBOURG. A cinq ans il perd sa mère (13 mars 1864) et son père 5 mois plus tard. Les orphelins sont confiés à leur grand-père maternel, le colonel de MORLET. Études secondaires à NANCY puis à PARIS chez les Jésuites où il passe son Baccalauréat et commence l’année de préparation de Saint-Cyr.

En 1876, Charles a 18 ans ; il est émancipé et va donc pouvoir jouir de sa fortune. En octobre, il entre à Saint-Cyr “ Promotion de PLEWNA ” N° 61 : 1876 - 1878, classement : 333e/386. Le 31 octobre 1878, il entre à l’École de Cavalerie de SAUMUR d’où il sortira en 1879, après avoir multiplié les frasques, bon dernier…87e/87. En 1880, alors en garnison au 4e Rgt de Hussards à PONT-à-MOUSSON, son régiment est envoyé en ALGERIE. Quelques mois plus tard, il est placé en non-activité par retrait d’emploi, pour “indiscipline doublée d’inconduite notoire”. Il est rayé des contrôles le 8 avril 1881.

Il revient vivre en FRANCE, à EVIAN. Le 5 mai 1881, il apprend que son régiment va être engagé dans une action dangereuse en ALGERIE. Il demande sa réintégration et rejoint le 22 juin, non la 4e Hussard basé à Sétif mais le 4e Chasseurs d’Afrique basé à MASCARA. Il se montre pendant 8 mois un excellent officier apprécié tant de ses chefs que des soldats. Son escadron revient à Mascara le 24 janvier 1882 ; mais la vie de garnison l’ennuie...

Le 28 janvier, séduit par l’Afrique du Nord, il présente sa démission de l’Armée -acceptée en août- et s’installe à ALGER. (Charles de Foucauld porta l’uniforme pour la dernière fois le 19 septembre 1888 après une ultime période d’officier de réserve comme chef de peloton. Il cessera toute activité militaire en juillet 1891). Pendant plus d’un an, il prépare scientifiquement et à ses frais l’exploration du MAROC qu’il parcourra pendant onze mois, déguisé en rabbin. Le 9 janvier 1885, il reçoit la médaille d’or de la Société Française de géographie pour ce travail. Au cours de ses nombreux voyages, il a découvert la foi des musulmans ; la question religieuse se réveille en lui. Sur les conseils de sa cousine Marie de Bondy, il va rencontrer l’abbé HUVELIN en l’église Saint AUGUSTIN à PARIS.

A ce moment, la vie du jeune officier bascule. Nous sommes fin octobre 1886. Le jeune converti choisit de tout donner à Dieu. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il entre le 16 janvier 1890 au monastère de Notre-Dame des neiges, chez les Trappistes en Ardèche ; il prend le nom de Frère Marie-Albéric. « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui ; ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi ; Dieu est si grand. Il y a une telle différence entre Dieu et tout ce qui n’est pas Lui… », écrivit-il.

Le 6 mars 1897, il quitte les Trappistes dans le but de se dépouiller plus encore ; il entre chez les Clarisses de NAZARETH. Il mène une vie de domestique. En 1900, il rentre en FRANCE pour commencer à étudier en vue du sacerdoce. Il est ordonné prêtre le 9 juin 1901, à quarante trois ans, dans la chapelle du grand séminaire de VIVIERS (Ardèche).

Puis il part en ALGERIE où il vit en ermite, à BENI-ABBES, une vie rythmée par la Prière et l’Eucharistie. Il entretient des contacts avec les musulmans du pays, s’occupe des plus pauvres, secourt les esclaves nègres. Il voudrait évangéliser les Touaregs et décide pour cela d’apprendre leur langue. Le 13 août 1905 il arrive à TAMANRASSET (Sud ALGERIE) où il construit un nouvel ermitage, puis un second la FREGATE et un 3e sur les hauts plateaux du hoggar “L’ASEKREM” où il resta de début juillet au 11 décembre 1911. Il tisse des liens très fort avec ce peuple.

Le 1er décembre 1916 à 19 heures le Père de Foucauld, installé dans un nouveau fortin (le bordj) depuis le 23 juin 1916, fut attiré par ruse à l’extérieur par des touaregs appartenant à un “rezzou(1) senoussiste (2)”. Ils s’emparent de lui, le ligotent et comptant l’emporter comme otage, se livrent au pillage de l’ermitage. Malheureusement la panique s’empara d’eux à l’arrivée de deux méharistes -qui furent tués- ; le targui chargé de le garder, affolé, fit feu sur lui à bout portant (3). Frère Charles perdit la vie. Il avait 58 ans.

Depuis, sont nées des communautés de prêtres, de religieux, de laïcs qui forment la famille spirituelle de Charles de Jésus. Ces communautés manifestent à travers leur diversité, l’unité de leur origine et de leur mission.

Frère Charles écrivait beaucoup ; outre l’ouvrage “Reconnaissance au Maroc”, il a achevé -entre autres- un important dictionnaire Touareg-Français ainsi qu’une grammaire touarègue. Ses écrits spirituels sont encore plus nombreux ; des milliers de feuillets, méditations, correspondances, carnets, etc... épargnés lors du pillage, furent sauvés et publiés.

Charles de Foucauld est également le parrain de deux promotions d’élèves officiers ; la première est Saint-Cyrienne : la N° 128 (1941-1942) et la seconde, une promotion d’Élèves Officiers de Réserve : E.O.R. N° 003 (juin à septembre 1970).

Le 6 avril 2001, la Congrégation Romaine pour les Causes des Saints a donné son feu vert à la béatification du Père Charles de FOUCAULD en publiant le décret de reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus : Ce qui le rend “Vénérable”.

« Il ne manque plus aujourd’hui qu’un miracle reconnu officiellement, pour la suite du procès vers la béatification. Ce n’est qu’à partir de ce moment là que la paroisse de Coëtquidan pourra avoir officiellement le titre de Charles de FOUCAULD. Cela n’empêche pas pour le moment, chaque chrétien de prier pour l’avancement de cette cause et de suivre l’exemple de détachement et d’amour du Christ que nous laisse le frère Charles », précisait Monseigneur LE GAL en ce début d’année 2003. Ces voeux furent exaucés.

L’ermitage de Beni-Abbès

Premier ermitage du Père de Foucauld à Beni-Abbès
du 28 octobre 1901 au 3 mai 1905.

Le Père de Foucauld dans l’ermitage de Beni-Abbès --->

Ci-dessous : Tombeau du Père Charles de Foucauld à El Méniaa
anciennement appelée EL GOLEA (Sud Sahara Algérien).

Le Père de Foucauld devant l’ermitage de Beni-Abbès
Tombe de Charles de Foucauld à El Goléa aujourd’hui appelé El Méniaa
Charles de FOUCAULD repose depuis le 26 avril 1929 dans un tombeau à El-Goléa, appelé aujourd’hui El Méniaa.

Enterré initialement (les coudes liés derrière le dos) dans un fossé Sud-Est du fortin avec les trois soldats musulmans tués lors de l’attaque, il fut exhumé le 15 décembre 1917 par le général Laperrine, -rappelé à Tamanrasset- et déposé à 200m à l’ouest de bordj en un lieu surélevé. Il était comme momifié dira-t-il.

(voir également la page Laperrine sur ce même site : cliquer)

Vitrine Charles de foucauld à Coëtquidan
Reliques secondaires de Charles de Foucauld

Le musée du souvenir des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan dispose de trois reliques secondaires ayant appartenu à Charles de Foucauld ; elles sont exposées dans une vitrine au 1er étage. Ce sont :

Une lampe de chevet...

Une truelle...

Un éclat de bois de la porte du Bordj de Tamanrasset que le général Laperrine avait mis sur le corps du Père de Foucauld pour empêcher que la terre ne l’écrase. Voir ci-dessus !

Vitrine Charles de Foucauld ; musée du souvenir de Coëtquidan  
Premier ermitage du Père de Foucauld à Tamanrasset Emitage de l’Assekrem
Le Père de Foucauld devant le 1er ermitage de Tamanrasset L’ermitage de l’Assekrem, reconstruit. Altitude 2780m

Derniers développements : Un cas de guérison en 2003 (une milanaise atteinte d’une tumeur de moelle osseuse) ; attribué à l’intercession de Charles de Foucauld, est transmis par le diocèse de Milan.

Lundi 20 décembre 2004 : A la demande du cardinal Mgr José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour les causes des saints, le pape Jean Paul II a approuvé, ce jour, les décrets autorisant la béatification de Frère Charles lors d’une séance officielle au Vatican. Un autre miracle est requis pour la canonisation.

Mardi 5 avril 2005 : Ce matin après 10 H 30, un message téléphonique de la Secrétairerie d’Etat a fait savoir à Mgr Maurice BOUVIER, postulateur de la Cause de canonisation de Charles de Foucauld, que la cérémonie de béatification, qui avait été prévue pour le dimanche de Pentecôte (15 mai), était renvoyée à une date ultérieure, qu’il appartiendra au nouveau Pape - Benoît XVI - de fixer.

Dimanche 13 novembre 2005 : Frère Charles “Bienheureux”.

La Cérémonie de Béatification de Charles de Foucauld (15/09/1858 - 01/12/1916), fondateur des Petites sœurs et petits frères de Jésus, prévue initialement le 15 mai ; a eu lieu dans la basilique Saint-Pierre de Rome lors d’une messe solennelle célébrée par le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour la cause des saints.

En même temps que Frère Charles, deux religieuses italiennes, les Sœurs Maria Pia Mastena (1881-1951) et Maria Crocifissa Curcio (1877-1957) ont été béatifiées. La première est fondatrice des Sœurs de la Sainte-Face, et la seconde des carmélites missionnaires de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus.

Portrait officiel du bienheureux ->

Portrait officiel de Charles de FOUCAULD
Basilique Saint Pierre de Rome, cérémonie de béatification : 13 novembre 2005. Image CTV vatican Internet Basilique Saint Pierre de Rome, Touaregs assistant à la cérémonie de béatification : 13 novembre 2005. Image CTV vatican Internet
Touaregs assistant à la cérémonie de béatification,
à l’intérieur de la basilique Saint Pierre de Rome.

<- Cérémonie de béatification à Rome le 13 novembre 2005
(Images CTV internet)


(1) Rezzou : bande armée, composée de quelques dizaines d’hommes, dont l’activité principale est l’attaque et le pillage des caravanes, tuant le plus souvent leurs accompagnateurs.

(2) Fondée en 1840 à La Mecque, la confrérie sénoussiste était une organisation politico-religieuse créée pour s’opposer à la pénétration européenne et en chasser les chrétiens. Chaque confrérie était dirigée par un chef religieux proclamant le Jihad. Implantés initialement en Tripolitaine (Sud Lybie) et aidés par les Allemands et les Turcs, ils conquirent tout le massif du Hoggar.

(3) Est-il mort en martyr ? A-t-il été invité à renier sa foi en prononçant la “CHAHADA” ; formule sacrée pour les musulmans : “Il n’y a de Dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète” ? C’est à l’église d’en juger. Les récits divergent selon la sensibilité des témoins. Une chose est sûre, il a été tué d’une balle dans la tête, dans la précipitation, alors qu’il devait servir de monnaie d’échange pour la libération des territoires occupés.
Le meurtrier Sermi Ag Thora, arrêté en juin 1922, fut abattu après s’être échappé. Quand au traître El Madani qui avait attiré le Père de Foucauld à l’extérieur, il fut jugé le 26 juin 1944 et relâché pour prescription.


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