Stèle : Les Ailes Brisées            
Armée de l’air, Base aérienne de Tours, 31e Escadre, 6e Escadrille. Plaque de marbre commémorative, apposée en 1986 à l’occasion du cinquantenaire de la mort accidentelle de l’équipage d’un POTEZ 540 composé de :
Christian de Bonnafos : Lieutenant Pilote - Maurice Uffler : Sergent pilote
René Queille et Georges Legeais : Sergents mécaniciens et mitrailleurs.
Ils sont tombés en service aérien à GAËL-COËTQUIDAN (ancien aérodrome militaire situé au Nord de Paimpont), le 6 août 1936 à 20h. Leurs parents et compagnons d’armes : Les Ailes brisées.

Le socle de cette stèle, était jusqu’en 1967, celui du cavalier MARCEAU.

Terrain d’aviation de Gaël-Coëtquidan dans les années 1920
Carte d’état-major et plan téléphonique du camp d’aviation de Gaël-Coëtquidan dans les années 1920
Les ruines du camp bâti de Gaël en 2002. En haut à droite, la piscine construite par les allemands.
- Le terrain d’aviation de Gaël, construit de 1922 à 1925, était une annexe de la base aérienne de Tours. Il était le plus gros aérodrome de la Bretagne intérieure à vocation essentiellement militaire. A la débâcle de 1940, les aviateurs s’enfuient en laissant tout le matériel sur place. Arrivent les allemands qui occuperont le camp jusqu’en août 1944. Ils l’agrandiront, construiront de nouvelles infrastructures et notamment une piscine. Cette base connaîtra une très grosse activité et sera le point de départ de nombreux bombardiers vers l’Angleterre. Elle subira à son tour les bombardements alliés dès le 20 mars 1944.
- Puis vinrent les Américains qui l’utilisèrent un temps mais l’abandonnèrent assez vite pour cause d’éloignement des zones de combat. Le camp cessa toute activité aérienne dès le début des années 1950. Les derniers hangars sont démontés en 1958 et l’ensemble abandonné à la végétation.
Aujourd’hui subsistent des vestiges laissés par les différents occupants et aussi un nombre important d’essences d’arbres rares, plantés ici par le commandant Allemand du camp : le général Alfred ERNST (1895-1953) qui, passionné de végétaux a voulu y créer un arborétum.
- Différents projets d’exploration et de réhabilitation sont lancés depuis 1980 par la commune de Concoret en liaison avec l’ONF propriétaire de l’emprise du camp ; mais à ce jour rien de bien concret n’a été réalisé.
- A l’entrée du terrain se trouvent des stèles érigées à la mémoires des victimes civiles et miltaires tombées ici de 1925 à 1955 et en particulier des unités aériennes de France, Angleterre, États-unis et d’Allemagne ayant séjourné ou livré combat sur ce camp. (Photos ci-dessous : 11 octobre 2017)