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L’aumônerie de COËTQUIDAN, après la guerre
En octobre 1944, le Général BORGNIS-DESBORDES, chargé du front de l’Atlantique, envoie des troupes s’instruire et se réorganiser à COËTQUIDAN.

C’est alors qu’est nommé l’abbé Henri NOULLET désigné à la fois par l’armée et par son évêque. Il aura en charge le foyer et la troupe. Au début de 1945, les Américains occupent le Camp et l’utilisent pour reformer leurs troupes qui débarquent.

Début juillet 1945, sur ordre du Général de LATTRE de TASSIGNY, l’E.M.I.A., commandée par le Colonel AGOSTINI fut transférée de CHERCHELL à COËTQUIDAN.

Cadres, familles, élèves officiers, soldats :
à la sortie de la messe à la chapelle Sainte Jeanne d’Arc -->

Sortie de la messe à Ste Jeanne d’Arc, années 1950
Les Élèves, répartis en quatre groupements s’installèrent dans des baraquements en très mauvais état ; respectivement dans les îlots B,C,G et M. L’École arrivait avec son aumônier : le chanoine Albert MOTTIN. Mais ce dernier partira en décembre 1945. L’abbé Henri NOULLET reste alors seul. A partir de cette date, et jusqu’à l’ouverture de la chapelle Saint PAUL en mai 1969, la chapelle Sainte Jeanne d’ARC accueillait toute la communauté catholique de COËTQUIDAN : Familles, Élèves et Soldats.

Toutes les cérémonies s’y déroulaient. Les offices étaient communs. L’aumônier nommé par le Diocèse de VANNES - Familles et Soldats - et celui nommé par le Diocèse aux Armées - Élèves des Écoles militaires - vont devoir officier de concert. Ce qui présentait parfois quelques difficultés.

Intérieur de la chapelle ste Jeanne d’Arc
Intérieur de la chapelle Ste Jeanne d’Arc ; grand autel placé à l’ouest.
Il est même fait état dans une lettre « de divergences de vues avec l’Évêque de VANNES ». A l’automne 1946, le Général SCHLESSER prend le commandement des Écoles.

Le père NOULLET nommé par le Diocèse de VANNES - agréé comme aumônier militaire en 1945, puis comme aumônier bénévole à compter du 2 décembre 1946 - ; aura donc la responsabilité de toute la communauté pendant plus de dix-huit mois. Dans une correspondance avec le Vicaire Général, l’abbé NOULLET se plaignait ainsi de cette situation : « Qu’on ne dise pas que c’est pour me fournir l’occasion d’être libre et de forcer le franc jeu de l’Aumônerie, qu’intentionnellement j’ai été seul alors ».
(Photo masquée : Survolez l’image avec la souris pour la découvrir) Vue rapprochée et plus ancienne de l’autel.

On remarque la présence de six autels latéraux ; ils permettaient aux aumôniers des nombreux régiments en manœuvre, de célébrer.  
L’École restera sans aumônier militaire jusqu’en octobre 1946, date de la nomination du Père Arnauld LARRALDE, professeur au Séminaire de BAYONNE. Il terminera sa carrière d’aumônier militaire en 1968 comme adjoint de Monseigneur BADRÉ. Dès lors, l’abbé NOULLET gardera seulement la gérance du Foyer du soldat.
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