Statue du général KŒNIG            
Promotion E.M.I.A.  N° 10   “ Général KŒNIG ”   1970 - 1971
Promotion E.O.R.  91/02   “ Maréchal KŒNIG ”  février à mai 1991
Plaque : Général d’Armée Kœnig

Statue général Kœnig, pelouse Est cour Rivoli. Bronze du sculpteur Jean Fréour, réalisé par le fondeur d’art Fernand Joly et inauguré le jeudi 30 mai 1991, lors du baptême de la promotion E.O.R. “Maréchal KŒNIG”

Pierre KŒNIG
UN SERGENT DEVENU MARÉCHAL

Né à Caen en 1898, Pierre KŒNIG se distingue au 36e Régiment d’infanterie en 1917 dès qu’il est en âge légal de porter les armes. Sergent puis aspirant en 1918, il reçoit la médaille militaire à la veille de ses vingt ans. Sous-lieutenant à titre temporaire à la fin de la première guerre mondiale et déjà titulaire de trois citations, il choisit définitivement la carrière militaire qui le conduira successivement en Silésie, en Rhénanie, durant les années vingt. Après douze ans de grade de lieutenant, il est capitaine au Maroc en 1932 où déjà depuis 1931, la Légion lui imprime sa marque.
Adjoint du Colonel MONCLAR, commandant la 13e DBLE, il participe aux opérations victorieuses de Narvik et rallie la France Libre dès le 21 juin 1940.

Statue du général Kœnig

Avant même l’Appel du 18 juin 1940, il a fait part à son ami AMILAKVARI et à sa famille restée au Maroc de son intention de continuer de se battre “pour tenir la Parole de la France”.
Au sein du noyau des Forces Françaises Libres, il entre dès lors dans la légende et l’épopée. Capitaine en 1940, le sous-officier médaillé militaire de 1918 devient en juin 1942 le général héros de BIR-HAKEIM, qui au sein de la VIIIe Armée britannique, tient en échec l’Afrika-Korps du Maréchal ROMMEL.
Compagnon de la libération en 1942 et général de corps d’armée en 1944, il est commandant en chef des Forces Françaises de l’Intérieur dont le Général EISENHOWER estimera l’action équivalente à celle de quinze divisions alliées pour la libération du territoire national. La coordination étroite des actions de la résistance et des forces alliées que préconise le Général KŒNIG se révélera particulièrement efficace en BRETAGNE.
Premier gouverneur militaire de Paris libéré, le Général KŒNIG achève sa carrière comme général d’armée, commandant en chef des Forces Françaises en Allemagne, inspecteur général des Forces en Afrique du Nord et vice-président du Conseil de la guerre entre 1945 et 1949.
Élu en 1951 à l’Académie des sciences morales et politiques, député du Bas-Rhin, il est ministre de la Défense Nationale de 1954 à 1956 et quitte la vie politique en 1958. Il meurt en 1970.
Passionné de musique, homme de culture et d’action à l’humanité rayonnante, le Général d’Armée KŒNIG sorti du rang est une des gloires militaires les plus authentiques de la France Libre, élevé à titre posthume à la dignité de Maréchal de France en 1984. (Texte : Ecoles de St Cyr-Coëtquidan, tiré de la plaquette d’inauguration de la statue)

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23 sous-lieutenants de la promotion E.M.I.A. N°10 Général KŒNIG 1970-1971, trouvèrent la mort à Pau le 30 juillet 1971, au cours d’un exercice de saut, lors du crash de l’avion qui les transportaient. Voir la stèle “ A la mémoire des disparus ! ”