Le Graal et Joseph d’Arimathie
Le Christ et Joseph d’Arimathie. Le Christ est debout. Sa tête est couronnée d’une auréole. Agenouillé en face de lui, son disciple Joseph d’Arimathie vient recueillir les gouttes de son sang dans la coupe du Graal, dont il devient le gardien.
Sur le flanc du Christ, on remarque la plaie qui a été portée par la lance d’un légionnaire romain. Cette plaie devrait se situer à gauche, côté coeur. En la faisant figurer à droite, l’abbé Gillard a voulu souligner la signification symbolique de cette blessure d’où jaillissent, à travers le jet de sang, la lumière de vérité et les merveilles de Dieu déversées dans la coupe du Saint Graal.
Photo masquée (survolez l’image avec la souris pour la découvrir) :
Le Graal (détail). Chez les Chrétiens, dans la légende, le Graal a pour origine une émeraude qui est sertie sur la couronne de l’Ange de lumière, Lucifer. Lorsque celui-ci commet la faute, son émeraude se détache, tombe du ciel et atterrit sur le Paradis terrestre. Retrouvée par les hommes, elle est transmise de générations en générations jusqu’à devenir la coupe utilisée par Joseph d’Arimathie pour recueillir le sang du Christ.
Placé au coeur du grand vitrail qui lui est dédié, le Graal illumine tout ce qui l’entoure. La coupe est de couleur verte, couleur de l’espérance d’une vie éternelle.
Lorsqu’on se trouve dans l’église, on observe que la coupe du Graal est présente sur les trois vitraux visibles dans le chœur. La tonalité du vert évolue de façon chronologique : du vert foncé, durant le repas de la Cène, il devient plus clair lors de la crucifixion, pour finalement devenir lumineux et irradiant sur le grand vitrail à l’instant de la résurrection de Jésus. (Texte : O.T. Tréhorenteuc)